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Poesie

 La voix du silence

Crie très fort encore
Ô peuple sous omerta
Elève ton silence
Et baisse bien ta voix
  Et D’un coup sec
Respire profondément
Pour rassurer ton for intérieur
Que tu es encore là!
Mais dis donc
Tout bas évidemment-
est- ce sûr que tu es là
sans un mot
sans un cri
sans un geste
pas même un sanglot
ni signe de fatigue
sous ce fardeau perfide
qui te corbe en deux?
 Pourtant ils sont legion
Ceux qui osent encore
crier en ton nom
qui pour clamer ton innocente couverture
de leurs crimes odieux
qui pour vendre les maigres projets
de calculs politiciens
qui pour sauver la face
des Puissances incapables.
Pourtant tu es là
Egal à toi-même
Tel un Roseau marécajeux
Au passage des vents
Courbé tête jusqu’à terre
Jamais tu ne te brises.
Crie fort encore
Ö peuple sous omerta
Elève ton silence
Et baisse bien ta voix
Je vois venir ce jour
Tu te releveras
Dans le concert des Nations
Tu diras
d’une voix
autant rassurée que rassurante:
‘‘Enfin me voilà, Je suis là’’.
Noel Twagiramungu,
Utrecht, 15.03.2004, 13h31.

 
 En exil

Dans un océan d’interrogations
Mon âme,
Loin de se reposer
Elle s’est vue déposée
Dans  cet étnag de questions
Afin de tenter l’impossible
Celui de les amoindrir
Mon cœur est en exil
Et de son pair et de sa paix
Et de ses peines jadis quotidiennes
Mais qui lui donnaient son rythme
Mais aussi sa force et sa vigueur.
Ses peines su lesquelles de fondaient
Tout son espoir et courage
Se voient hélas ebranlées
Ou plutôt , elles se voient dissipées
Non pour êtres résolues,
Mais elles se  sont empirées.
Il arrive qui l’on souhaite des peines
Plutôt que de vivre de moments de crise
Crise à la fois de l’effort cognitif
Et de l’épanouissement affectif.
Aujourd’hui ,comme hier et demain,
Ka haube et ka lécgabceté
L’ambition et la jalousie
Et la vengeance du fils du diable
Se sont décidées d’éliminer
Mes peines quotidiennes
Avant d’en arriver à celui qui les vivant
Et celle pour qui il les vivait
Souffre à) petit feu
Elle souffre sans soulagement
Le seul être qui reste mon salut
Qui ne soutient les malfaiteurs.