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| Fuir ou mourir au Zaïre - Le vécu d'une réfugiée rwandaise |
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Vers minuit, je fus réveillée par le bruit des pas de centaines de personnes qui traversaient le village où nous passions la nuit. Je réveillai les filles et nous sortîmes de la maison pour voir ce qui se passait. " Ils " étaient plusieurs centaines d'hommes, femmes, enfants. Ils marchaient très vite et dans un silence total. Même les enfants de 4 ans qui trottinaient devant leurs parents ou que ceux-ci traînaient par la main, ne disaient mot. Les bébés au dos des mères, qui d'habitude ne cessaient de pleurer à cause de la chaleur, de la faim, de la soif, étaient muets : ils semblaient partager la peur des adultes
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| Ca ne s'est pas passé comme ça à Kigali |
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Selon un récit que Flaubert aurait estimé " aimable et convenable ", la catastrophe rwandaise de 1994 serait l'œuvre de ténébreux barbares hutus soutenus par la France inique et colonisatrice. Cette légende confère une autorité morale aux États-Unis, de même qu'à certains Canadiens dont Louise Arbour, Raymond Chrétien, Roméo Dallaire et Maurice Baril. Or, l'ancien secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros Ghali, a déclaré en 1998 que " le génocide au Rwanda est à 100 % la responsabilité américaine ", et il l'a répété à l'auteur en novembre 2002. |
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| La nuit rwandaise : L'implication française dans le dernier génocide du siècle |
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Ce livre est une analyse approfondie des implications politiques françaises au Rwanda, des soutiens militaires, des relais médiatiques et intellectuels à un nazisme africain et de leurs conséquences ultimes : la réalisation du génocide des Tutsi en 1994. La Nuit rwandaise, c'est l'histoire de l'abandon d'une minorité désarmée, l'holocauste de civils livrés sans défense à un État qui tuait " au nom de la race ". Un holocauste attendu, prévu, pensé par ceux qui orchestraient cet abandon. En France, les coulisses du génocide sont toujours dans la nuit.
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| Silence sur un attentat |
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Le 6 avril 1994, le tir d'un missile SAM 16 cause l'explosion d'un avion Falcon 50, ayant appartenu au président François Mitterrand, et tue deux chefs d'Etat africains, leurs collaborateurs et trois
Français à l'aéroport du Rwanda. A la suite de cet attentat terroriste, un effroyable massacre et une catastrophe humanitaire plongent l'Afrique centrale dans l'horreur et le chaos. Quelques mois plus tard, le Conseil de Sécurité des Nations Unies crée un Tribunal Pénal International pour juger les responsables de crimes de génocide et de crimes contre l'humanité au Rwanda. Dès le début des procès, le dossier de l'attentat est brutalement écarté par le procureur Louise Arbour. |
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